Reconnaître un burn out maternel

Dernière mise à jour: 04.12.21

 

Le burnout maternel est un signe de fatigue que subissent les femmes en tant que mères. Lors de cette phase, elles sont épuisées psychiquement et physiquement en jonglant entre un travail en journée, l’entretien des enfants ou encore la préparation des repas. Vous voilà donc face au fameux burn-out maternel ! Sortir d’un burn-out n’est pas simple, mais voici un témoignage sur lequel vous pourrez vous identifier et peut-être trouver des solutions.

 

Mon témoignage

L’année n’était pas de tout repos. Il m’a fallu faire preuve d’une détermination énorme pour m’en sortir et enfin profiter de mon rôle de mère et de femme. En effet, les symptômes d’un burn-out ne sont pas si évidents pour une maman épuisée, car dans la plupart des cas, le phénomène touche les 2 parents en même temps, et là on l’appelle burn-out parental. Mais dans mon cas, il s’agissait d’un burn-out maternel, parce qu’il n’y avait que moi qui étais concerné par le syndrome.

L’histoire commença quand on avait emménagé dans un nouvel immeuble. On entendait les voisins hurler constamment lorsqu’ils s’adressaient à leur enfant. On se demandait s’ils étaient normaux, et des fois je trouvais leur façon de communiquer hilarante. Mais à aucun moment, je ne me suis doutée qu’ils faisaient face à un burn-out familial. À l’époque, je n’avais encore qu’un seul enfant. Notre Quark était très calme, durant les 3 premiers mois, il dormait pendant 12 heures.

Mon conjoint et moi, on s’en sortait plutôt bien contrairement à la famille d’en face, où on sentait bien que la femme était submergée par un sérieux burn-out maternel. Des fois, on voulait même les inviter à lire « Pour une enfance heureuse » de Catherine Gueguen ou le livre d’Isabelle Filliozat pour avoir l’équilibre et un quotidien plus épanoui. 

Bientôt arriva mon tour avec la naissance de mon deuxième enfant, une petite fille. Eh oui, la roue tourne, puisque, seulement quelques mois après cette bénédiction divine, la maman BCBG que j’étais a fait place à une maman fatiguée. Je regrettais sérieusement les moqueries que j’avais eues envers mes voisins parce qu’avec mes 2 enfants, je commençais aussi à crier constamment. Et des fois quand l’épuisement maternel me rongeait trop, des larmes accompagnaient mes hurlements.

Ces premiers symptômes du burn-out m’ont beaucoup marqué. Il y avait des jours où je voulais tout laisser tomber. Partir loin, ne prendre soin que de moi, dormir paisiblement, j’en rêvais tellement, mais je ne pouvais pas abandonner mes amours.

En prenant du recul, je n’aimais pas du tout l’image que je reflétais à cette période de ma vie. Malgré toute l’affection que je portais envers ma petite famille, l’affaiblissement, la colère et l’énervement ont pris le dessus. Je découvre une nouvelle facette de moi-même, une maman fatiguée et stressée.

Pour une jeune maman épuisée, écrire un tel article n’est pas si évident. Je me demandais continuellement comment sortir d’un burn-out, car je voulais redevenir cette mère qui adorait son statut de génitrice. Finalement, ma situation a évolué grâce à d’excellentes résolutions.

J’ai entrepris pas mal d’efforts pour avoir une vie plus épanouie. Même si la fatigue revient parfois, s’il fallait comparer mon état à la première année de ma fille, je vais beaucoup mieux.

Se sortir d’un burn-out n’est pas facile, mais je l’ai fait et je vais vous raconter de quelle manière !

1. Nos deux bambins sont plus grands

Souvent, il faut laisser le temps de faire son travail. Voir grandir ses petits est sans doute angoissant, mais c’est une étape incontournable de notre vie, en tant qu’être humain.

Lorsqu’un enfant grandit, il est fort probable que ses heures de sommeil augmentent aussi. Et heureusement que ce fut le cas pour nous. Pour ce qui est de l’aîné, il a gagné en maturité et en propreté, ce qui fait moins de charges en journée. Quant à l’alimentation, tous les membres de la famille mangent les mêmes choses au moment du repas. Ainsi, avec moins de travail, on s’éloigne petit à petit de l’épuisement maternel.

Et puisque les enfants savent désormais parler clairement, la communication est plus simple et fluide donc on a pu dire adieu aux caprices incompréhensibles. Le fait de les intégrer dans une crèche m’a aussi bien aidé. En parallèle, les maladies ne sont plus très courantes. Qu’est-ce qu’on pourrait demander de plus en tant que maman débordée et fatiguée.

Mois après mois, la maman en colère et la maman énervée s’effacent et le calme s’installe peu à peu.

 

2. Nous avons une paire de mains supplémentaire pour nous aider

Rencontrer cette charmante jeune fille m’a permis de sortir du burn-out plus rapidement. Son rôle était de récupérer les enfants à la crèche et à l’école quelques fois dans la semaine. Grâce à son aide, la maman énervée en arrivant du boulot n’existait plus, et désormais nous nous accordons un peu de temps avant le coucher pour faire un point sur la journée de chacun ou pour lire ensemble une histoire.

Quand je devais rester un peu plus tard au bureau, cette jeune fille n’hésitait pas à garder les petits à la maison en attendant mon retour. Et le plus génial, c’est qu’elle prend elle-même l’initiative de doucher et de donner à manger aux enfants pour me soulager au maximum lorsque je rentre épuisée de ma journée de travail.

Je suis sûre que tomber sur une personne de confiance et dévouée comme cette adolescente peut éviter à plusieurs foyers le burn-out parental.

Toutefois, financièrement parlant, la note est assez salée au moment de la payer, mais cela en vaut la peine, surtout pour une working mum comme moi.

3. Un nouveau job

Très récemment, en novembre dernier pour être plus précis, une opportunité s’est présentée et j’ai sauté sur l’occasion, car c’était le job de mes rêves. Cependant, le poste en question exigeait plus de travail que le précédent.

Mais après tout ce que j’ai vécu en tant que mère de famille, j’ai bien été forgé. Et plus le temps passait, plus je me rendis compte que ce fut juste une question d’habitude.

Malgré mon profil de maman épuisée, quand je suis sur mon lieu de travail, j’en fais abstraction et je m’investis à 100 % dans l’accomplissement de tâches qui me sont attribuées.

 

4. Réorganisation familiale

Pour se sortir d’un burn-out, l’investissement de chacun est indispensable, car une femme qui se charge de tout à la maison peut devenir rapidement une maman fatiguée et déprimée.

Mon conjoint m’a beaucoup aidé durant les périodes où j’étais au plus bas. Il a su prendre les devants, et il faisait de son mieux pour m’alléger de mes corvées.

Par rapport à mon travail, mon mari n’a jamais cessé de m’épauler. Quand je devais assister à des formations ou lorsque je devais partir en déplacement, il s’occupait des enfants merveilleusement bien. À aucun moment, il ne s’est plaint de sa situation.

À ce moment, je réalisais la chance que j’avais de l’avoir dans ma vie. Peut-être que pour certains hommes, il en faisait beaucoup trop et même si beaucoup estime encore que les tâches ménagères ne sont destinées qu’aux femmes, l’important est que nous avions trouvé notre équilibre et que la présence d’un tel homme dans ma vie et tous les efforts que nous avons entrepris ensemble m’ont aidé énormément.

Même si l’année s’est avérée chaotique sur certains points, notre amour a su triompher.

5. Penser plus à soi-même

L’égoïsme est utile face à certaines situations. Dans les forums sur le burn-out, ils insistent sur le fait qu’une maman fatiguée et débordée doit prendre le temps de s’occuper de sa personne. Durant les premières années de mes enfants, j’ai fait l’erreur de penser que lorsqu’on est mère, notre seul rôle était de nous occuper de nos enfants. Certes, il faut les entretenir, mais que deviennent alors les mamans ? Est-ce qu’on doit délaisser nos bonnes habitudes comme aller chez le coiffeur, les séances de manucure et de pédicure, les petites virées shopping ?

C’est vrai que pour une mère, la famille passe en premier, mais n’attendez pas un burn-out maternel pour se reprendre en main. Il faut savoir rallier nos besoins en tant que femme, et ceux des gens que nous aimons.

J’ai alors pris l’habitude de prendre du temps pour moi quand mon mari rentrait du travail et prenait le relais. Il s’occupe des enfants, et des repas pendant que maman s’offre un petit bain.

Bref, cette année m’a bien secoué, mais heureusement que je ne suis entourée que de bonnes personnes. Un mari aimant et avenant, des parents géniaux et surtout des enfants merveilleux. Avoir de l’aide, que cela vienne d’une personne ou d’un accessoire quelconque est toujours la bienvenue lorsqu’on est mère. Essayez de ménager vos efforts en utilisant les nombreux gadgets conçus pour simplifier notre vie de maman. Par exemple, employez un chauffe-biberon, un porte-bébé et surtout, trouvez du temps pour vous.

 

 

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