Pourquoi et comment se protéger de la toxoplasmose quand on est enceinte ?

Dernière mise à jour: 20.09.21

 

Si cette infection parasitaire ne présente aucun risque en temps normal, elle peut être particulièrement dangereuse en période de grossesse. Le fœtus peut justement subir des conséquences plus ou moins importantes, mais qui peuvent être évitées en prenant des précautions particulières sur l’alimentation. Voici nos conseils pour mieux connaître et mieux se protéger de cette infection.

 

La toxoplasmose et la grossesse : les symptômes

La toxoplasmose est une infection provoquée par un parasite et qui se transmet à l’homme, souvent à cause des chats ou de l’ingestion de viande crue. Chez les personnes en bonne santé, elle est bénigne, alors qu’elle peut se montrer dangereuse chez les femmes enceintes. Effectivement, l’infection risque de toucher le fœtus où la toxoplasmose peut engendrer des malformations au niveau des yeux ou du cerveau. Le plus souvent, c’est-à-dire, dans 80 % des cas, elle est asymptomatique, mais dans certains cas, ces symptômes mineurs peuvent tout de même apparaître :

 – Apparition de fièvre modérée, de moins de 38 °C

 – Apparition de ganglions au niveau du cou ou à la base du crâne

 – Des petits boutons rosés sur le corps

 – Des migraines

 – Une fatigue souvent prolongée

 – Des douleurs accompagnées de courbatures

Si vous êtes enceinte et qu’un des symptômes de la toxoplasmose vous fait douter alors il faudra vite filer chez votre gynécologue.

Le diagnostic de la toxoplasmose chez une femme enceinte

Vous avez fait le point sur la toxoplasmose et ses symptômes, et vous voulez vérifier si effectivement, vous êtes atteinte de l’infection ? Il faudra passer par un bilan sanguin pour confirmer le diagnostic. À partir de la sérologie de la toxoplasmose, votre médecin pourra identifier si vous avez des anticorps contre la maladie dit « Ig M » et « Ig G ». S’ils sont absents, cela signifie que la patiente n’est pas immunisée et qu’elle devra prendre des précautions particulières tout au long de sa grossesse. 

Si par contre, les 2 anticorps sont présents alors cela atteste que la patiente a été touchée par l’infection moins de 06 mois avant l’analyse. Et si seuls les Ig G sont détectés, c’est que la femme a été contaminée il y a plus de 06 mois avant l’examen.

D’autres examens peuvent également confirmer la présence de l’infection dont notamment un test d’avidité des IgG. Les résultats de cette dernière analyse affichent un pourcentage détaillé pour permettre au médecin de dater la contamination. En outre, s’il s’avère que la mère est contaminée, le médecin peut demander des examens approfondis pour vérifier si le fœtus est atteint de toxoplasmose congénitale. Un prélèvement de sang, du placenta ou du liquide amniotique peut être effectué. À sa naissance, le bébé sera également soumis à divers examens pour détecter s’il a développé des anticorps contre la maladie.

 

Toxoplasmose et grossesse : les aliments à bannir

Si vous n’êtes pas immunisé contre la toxoplasmose alors votre gynécologue demandera une prise de sang par mois pour dépister une éventuelle infection, et agir le plus rapidement possible. Dans ce contexte, des précautions particulières surtout au niveau de l’alimentation doivent être prises. Effectivement, cette infection se transmet le plus souvent à partir d’aliments déjà infectés. Pour minimiser les risques, voici nos conseils :

 – Évitez les viandes crues à l’exemple des carpaccios, des grillades ou des tartares. Assurez-vous de bien cuire vos viandes en gardant une température de 72 °C au cœur. Pendant un temps , évitez les cuissons de viande au micro-ondes ou au four.

 – Préparez vos aliments chez vous, et lavez très soigneusement les fruits et les légumes avant de les consommer.

 – Évitez les crudités et préférez les légumes assez cuits.

 – Évitez les huîtres, les mollusques et les moules.

 – Évitez les charcuteries crues ou fumées, de même que les œufs crus et le lait non pasteurisé.

 – Si vous manipulez des viandes crues, ne portez pas vos mains à votre bouche ou vos yeux.

Il est également important de souligner qu’à ce jour, il n’existe pas encore de vaccin contre la toxoplasmose.

 

Toxoplasmose et grossesse : les mesures d’hygiène

Toujours pour éviter cette maladie à une femme enceinte, des précautions en termes d’hygiène sont importantes :

 – Si vous avez manipulé des légumes souillés de terre, ou de viande crue, lavez-vous soigneusement les mains avec du savon pendant au moins 30 secondes.

 – Portez des gants pendant que vous jardinez.

 – Lavez soigneusement les ustensiles que vous avez utilisés pour la préparation des viandes crues.

 – Congelez votre viande à une température de moins de 18 °C, pendant au moins 02 jours.

 

Toxoplasmose et grossesse : que faire avec le chat ?

Nul besoin de se débarrasser de son chat pour se protéger de la toxoplasmose. La majorité d’entre eux sont déjà infectés et donc immunisés. Toutefois, il est toujours important de prendre ses précautions :

 – Commencez par vérifier si le chat est oui ou non immunisé contre la toxo.

 – Demandez à une autre personne de s’occuper de sa litière tous les jours, en s’assurant d’utiliser de l’eau très chaude à 70 °C.

 – Ne rangez pas la litière dans votre cuisine, et encore moins à proximité du berceau de bébé.

 – Pour nourrir le chat, donnez-lui des aliments bien cuits ou en conserve.

Traitement de la toxoplasmose

Si le test de la toxoplasmose est positif, une femme enceinte devra immédiatement prendre un traitement à la spyramicine. Une amniocentèse sera également programmée pour détecter si le bébé est touché par l’infection. Si la toxoplasmose est positive alors les parents seront d’abord informés des éventuels risques. Dans ce cas, les parents pourront continuer le traitement tout en réalisant des échographies régulières pour vérifier l’activité cérébrale du fœtus

Il faut savoir qu’un enfant né avec l’infection peut ne présenter aucun symptôme grave pendant la première année, mais s’il n’est pas traité, il peut afficher de risques graves une fois à l’âge de l’adolescence. Parmi eux, la perte de la vue ou de l’audition, des retards mentaux ou encore des infections oculaires graves.

D’un autre côté, une interruption volontaire de la grossesse peut être demandée par la mère en cas de constatation de lésions sévères sur le nourrisson.

 

 

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