Comment faire de la peinture acrylique fluide ?

Dernière mise à jour: 18.06.24

 

L’art se dévoile comme un mode d’expression de soi. Il existe beaucoup de manières pour traduire et refléter les émotions. Certains trouvent leur inspiration dans la peinture. Si tel est votre cas, bien des façons permettent de représenter vos ressentis. La technique à base d’acrylique n’en constitue qu’un exemple, à la fois stimulante et classique pour éveiller votre sens de la créativité.

 

Qu’est-ce que le Pouring ?

Il s’agit d’une manière de réaliser de la peinture. Cette opération part d’un simple principe, mais, offre des résultats époustouflants et saisissants. Elle figure dans la catégorie de l’art moderne et use de matériels élémentaires, facilement accessibles à tous. Ainsi, si vous êtes novice dans ce domaine, vous ne serez pas bloqué à cause des détails financiers ou autres problématiques de ce genre.

En effet, les pros traduisent le « Pouring » sous la classique définition d’« effet de cellules ». À ce titre, on a affaire à un procédé artistique qui aide à la création et la confection de toile faisant honneur à l’art abstrait. Cette technique use de la peinture acrylique. Le passionné coule cette dernière de manière aléatoire sur le papier dans la finalité de parvenir à un brassage de nuances sous forme de cellules.

L’objectif principal de cette technique, c’est de jouer avec les formats, les couleurs et les structures des alvéoles dans le tableau. On prend en considération chacun de ces points pour arriver à une œuvre personnalisée qui exprime notre fort intérieur

Comment réussir sa composition ?

Il ne s’agit pas de prendre n’importe quelle peinture à l’eau, ou celle qui sert pour décorer vos murs. Dans l’art abstrait, l’intéressé fait bien de sélectionner rigoureusement ses produits afin de garantir le rendu visuel. Accordez une attention particulière à la vitesse de séchage.

La base du Pouring repose sur la fluidité de la peinture. En réalité, la nature des produits varie suivant leurs marques, leurs consistances et leurs degrés de viscosité. Il nous faut une mixture ni trop épaisse ni trop liquide. L’apparition et la composition des cellules dépendent de ces détails. Aux premiers abords, vous aurez de la difficulté à faire le mélange. Mais, avec la bonne dosette et une explication complète de la démarche à suivre, vous verrez qu’il n’y a pas de quoi paniquer.

Différents effets s’obtiennent à partir de techniques bien distinctes :

 

  • Le « FLIP CUP »

Ce procédé s’avère le plus connu de tous. Populaire, il semble simple à réaliser et ne nécessite pas beaucoup d’expertise dans le domaine. Il constitue ce qu’il y a de mieux pour s’initier dans cet art. Pour commencer, il faut additionner les peintures dans un gobelet. Par la suite, on positionne la toile sur le récipient en guise de couvercle. On retourne le tout. On le laisse dans cet état pendant quelques minutes pour que les couleurs puissent descendre et orner le tableau. Et pour finir, il suffit de retirer le godet.

 

  • Le « Dirty Pour »

Dans cette réalisation, la technique diffère de la précédente. Cette fois-ci, l’artiste déverse délicatement le mélange sur la toile. Il doit faire attention pour que l’écoulement parvienne à dessiner l’effet voulu. Il dirige de par ses gestes minutieux la répartition des couleurs de la peinture.

 

  • Le « Straight Pour »

Dans chacune de ces manières de faire, l’artiste ne cesse de manifester ses aspirations. Ainsi, il se trouve devant l’embarras du choix quant à la technique à aborder. Certains se sentent plus à l’aise avec le « straight Pour ». Ici, il s’agit de la superposition des couleurs. À cet égard, on commence avec une séparation des mélanges : un gobelet pour chacune. On le verse au cœur du tableau. On continue avec un ton différent et en diminuant les gouttes. On avance dans cette poussée et au final, on aboutit à une œuvre abstraite de petits cercles centripètes.

 

Le bon
Le mauvais
Conclusion
Prix

 

Comment s’amuser avec les formats des cellules ?

Dans chacun des procédés mentionnés, l’essentiel est de travailler sur la nature des alvéoles. Avec de l’expérience, le pratiquant va vouloir varier la taille de ses ronds. En général, des représentations dans des volumes assez imposants apparaissent le plus souvent pendant la coulée.

Toutefois, pour obtenir des modèles plus affinés, le passionné use d’un chalumeau. Il privilégie l’introduction de petites alvéoles sur le dessin en chauffant la peinture à moindre degré. Pour éviter les erreurs, il importe de maintenir la flamme sur une distance de 10 cm du récipient.

Effectivement, l’action peut devenir dangereuse sans les précautions appropriées. Le gaz qui provient de ce procédé s’avère néfaste pour la santé si on l’inhale à grande dose. L’huile de silicone montée en température produit une émanation pouvant être source de vertige ou de malaise. À cet égard, l’essentiel est de travailler dans une pièce avec une circulation optimale de l’air. 

 

Sortir de l’ordinaire !

Bien de peintres usent de leur imagination jusqu’à inventer de nouvelles techniques. Certains d’entre eux décident alors de percer le gobelet pour faciliter l’écoulement de la mixture. D’autres procédés peuvent aussi être adoptés comme :

  • Superposer les nuances sur le tableau,
  • Verser le contenu du récipient dans une passoire. Ainsi, les formes d’alvéoles vont être uniques.

Comme il s’agit d’un art, chaque maître personnalise son travail de la manière qu’il souhaite. Il use de son intuition pour varier les coulées.

Quels sont les matériels indispensables ?

À la tête de la liste, il nous faut impérativement de la bonne peinture acrylique. Ce point s’avère essentiel pour la réussite de l’œuvre. Par la suite, les ingrédients additifs sont :

–          Le médium de lissage,

–          La colle vinylique,

–          De la silicone liquide ou en huile, ou du féotrol

–          De l’eau distillée ou simple,

–          Un chalumeau ou un pistolet à chaleur,

–          Une toile et un support ou un châssis en bois ou en carton entoilé,

–          Des gobelets

–          Du papier film en guise de protection,

Quant au dosage, la formule reste simple : 1/3 de Pouring Medium + 1/3 de peinture acrylique + quelques gouttes d’eau et de silicone.

 

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