Comment aider un adolescent anxieux ?

Dernière mise à jour: 24.09.20

 

Manque d’affection, peur d’un parent ou d’un enseignant trop sévère, inquiétude concernant les examens à venir, de nombreuses causes peuvent faire glisser un adolescent sur la pente de l’anxiété. Si le phénomène n’est pas traité rapidement, il y a des risques que cela se transforme en dépression. Ces quelques conseils vous permettront de soutenir au mieux votre enfant et l’aideront à s’en sortir.

 

Aidez-vous mutuellement pour découvrir la source du problème

Faire le sourd, être borné, se cacher derrière sa timidité… Ces traits de caractère sont habituels chez les adolescents. Toutefois, il faut passer outre ces caprices pour l’aider à aller mieux. Pour ce faire, établissez un contact plus fréquent avec votre enfant. Cela semble difficile pour un parent avec les tâches ménagères et le travail, en plus du comportement de cette jeune personne. 

Trouvez alors un moment dans la journée pour lui parler et vous rapprocher d’elle. Essayez subtilement de lui faire avouer ce qu’il (elle) aime et ce qui lui déplait. Sachez que même s’il y a peu de chance qu’il raconte ouvertement ce qui l’angoisse, vous devinerez cela en regardant son comportement, le ton qu’il utilise concernant un sujet ou son expression.

Les causes fréquentes de ce bouleversement psychologique varient selon sa vie sociale. Cela provient par exemple de la séparation de ses parents ou de la peur du rejet et de l’échec. Les troubles post-traumatiques se révèlent après un puissant choc émotionnel ou physique. Bien d’autres raisons peuvent engendrer un stress important chez l’adolescent.

Restez calme et attentif 

Dialoguer pour déterminer la source de l’anxiété de votre enfant ne se passera pas toujours comme vous le souhaiterez. Il peut réagir violemment, esquiver la question ou ne pas parler du tout. Dans ce genre de situation, contrôlez-vous et gérez votre propre stress pour éviter de vous fâcher. Cela ne fera qu’empirer les choses. Apprenez à être patient et restez à l’affût d’un léger changement de comportement de sa part.

Si le jeune constate vos efforts, il essayera peut-être de s’ouvrir à vous. À ce moment-là, ne le brusquez pas. Laissez-lui le temps d’extérioriser ses sentiments et ses peurs. Vous trouverez alors plus facilement les solutions pour l’aider, sans le forcer.

 

Lui apprendre à gérer tout seul

Une fois qu’il a commencé à discuter avec vous, apprenez-lui à faire face à ses peurs. Montrez-lui que cela l’aidera à quitter ses inquiétudes et à surmonter de lui-même ses problèmes. Il doit en outre comprendre que refouler ses émotions ne lui permettrait pas d’aller mieux. 

La technique de la respiration lui sera d’un grand secours. Dites-lui que lorsqu’il fait face à une situation stressante, la meilleure solution pour décompresser, c’est d’inspirer profondément et d’expirer au maximum. Faites-lui comprendre que l’estime de soi lui sera bénéfique. Cela diminuera l’anxiété.

En outre, rappelez-vous que votre présence, en tant que parent, est cruciale. Il ne s’agit pas de le presser et de le forcer, mais plutôt de l’encourager et de lui démontrer que vous êtes fier de lui.

 

Laissez-le respirer

Même si vous tenez à lui apprendre de nombreuses astuces pour évacuer, rappelez-vous qu’un excès de présence est tout aussi nuisible que l’absence répétée. Pour faire court, ne soyez pas tout le temps sur son dos ! Laissez-le respirer et découvrir le monde par lui-même. Cela ne signifie pas non plus qu’il a le droit d’aller où il le souhaite et faire ce qu’il veut sans votre consentement. 

Pour garder un œil sur lui, tout en lui offrant sa liberté, servez-vous par exemple d’un nouveau traceur GPS pour enfant. Vous saurez ainsi où il se trouve, sans pour autant l’espionner partout où il va. Cela vous aidera en outre à savoir ce qu’il fait de ses journées, s’il suit son emploi du temps scolaire ou s’il va ailleurs.

 

La reconnaissance : un atout non négligeable 

En plus d’un encouragement sincère, apprenez également à lui montrer de la reconnaissance. Vous pouvez par exemple le récompenser lorsqu’il réussit ce qu’il entreprend. Bien sûr, ne mettez pas la barre trop haute en lui imposant des notes parfaites ou des performances physiques exceptionnelles en sport. Le meilleur remède contre l’anxiété est le fait de se sentir soutenu par ses proches, quels que soient les résultats scolaires.

Ce traitement fonctionne également lorsque vous le complimentez pour ses efforts, sur le plan psychologique ou sur son comportement à la maison. A-t-il à nouveau fait son lit ? Vous a-t-il proposé son aide avec la vaisselle ? Chaque détail compte.

Les dépenses physiques aident

Rester seul à la maison toute la journée dans le lit et collé à un smartphone sont la pire chose à faire lorsqu’on souffre de dépression ou d’anxiété. Les idées noires affluent en massent dans l’esprit quand on est dans cette situation. Il faut donc que l’adolescent sorte de la pièce et fasse quelques efforts physiques pour évacuer le stress. 

Taper dans un ballon, faire quelques brasses dans une jolie piscine, glisser sur son skate, danser, chanter à tue-tête… beaucoup de solutions se présentent à lui. Il suffit de trouver ce qu’il aime faire et le pousser à s’y plonger.

Une fois en mouvement, le corps commence à sécréter des hormones dites « de bien-être », comme l’endorphine. Cela lui fera oublier ses problèmes. Il se sentira alors mieux et cherchera à recréer cette sensation.

 

Demander de l’aide

Évidemment, tous les efforts des parents finissent en échec si l’adolescent refuse de coopérer. Ce dernier a surement été trop longtemps dans cet état émotionnel et n’entend plus les conseils parentaux. Dans ce cas présent, faites appel à toutes les personnes entourant le jeune. Les éducateurs peuvent par exemple l’aider, tout comme les autres membres de la famille. Il écoutera peut-être son frère ou sa sœur, ses cousins, mais surtout ses amis les plus proches. Demandez-leur alors de le distraire pour qu’il puisse s’en sortir plus facilement.

Il y a également la solution du psychologue si vous ne savez plus quoi faire. Des médecins spécialisés dans le trouble psychologique amélioreront petit à petit l’état de l’enfant. Les tuteurs se lancent généralement dans une thérapie en dernier recours.

 

 

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