Quand mettre un oreiller à un bébé et comment le coucher ?

Dernière mise à jour: 03.07.20

 

Pour bien grandir, le bébé doit bien dormir. Plusieurs paramètres interviennent pour atteindre cet objectif, dont les conditions d’utilisation d’un oreiller, et la manière de coucher le petit dans son berceau. Ces deux sujets nécessitent eux-mêmes des méthodes d’application. En voici quelques détails susceptibles de vous aider dans votre quotidien.

 

Les conditions requises pour un bon sommeil

Comme les grandes personnes qui ont du mal à trouver le sommeil après une journée stressante, le bébé a besoin de conditions préalables pour passer une nuit tranquille. Le premier facteur de paix et de sérénité réside dans une chambre maintenue à bonne température, notamment entre 18 et 20°C, selon les conseils pédiatriques.

Ensuite, l’harmonie de la pièce pour le coucher restera à son niveau optimal grâce à une circulation efficace des différents flux d’air. Autrement dit, une aération de qualité est conseillée, car elle permet de ne pas garder une atmosphère lourde dans la chambre. L’air surchargé doit continuellement être évacué et remplacé par un autre plus sain, dans un cycle continu. Les différents flux d’énergie y circuleront ainsi de la même manière, et le petit captera l’atmosphère sereine, qui lui permettra de dormir tranquille.

Enfin, un détail important concerne une bonne qualité de la literie. Un berceau bébé confortable sera favorable à un repos et un sommeil sans souci pour l’enfant, qui pourra ainsi entamer un rythme de croissance normal. Pour information, un bébé qui dort bien représente le bonheur, et un bébé heureux grandit bien. Cependant, l’utilisation d’un berceau nécessite quelques précautions, notamment en ce qui concerne les accessoires comme l’oreiller, et même la manière de poser le bébé.

 

 

L’usage de l’oreiller

Contrairement à la belle photo du berceau bébé que vous découvrez dans les catalogues de puériculture, ou même dans la présentation physique vue en magasin, l’oreiller ne constitue pas toujours un bon allié pour le sommeil d’un enfant. Le cas se pose surtout pour les nourrissons, à qui l’usage de l’oreiller est d’ailleurs déconseillé, pour des raisons de sécurité.

Les spécialistes de la petite enfance préconisent l’utilisation de l’oreiller au plus tôt à partir du douzième mois, et dans un cas plus général, à partir du 24e mois. Avant cette période, l’enfant n’a pas encore l’usage de toutes ses facultés. La présence d’éléments mobiles comme un oreiller dans son berceau peuvent représenter des risques d’étouffement et d’asphyxie, causes principales de la mort subite chez les nouveau-nés.

Une fois que votre petit a atteint cet âge favorable, vous pouvez commencer à vous affairer pour lui choisir le meilleur oreiller, compatible avec son berceau. Vous devez prioriser les modèles estampillés de la norme CE, gage de la sécurité apportée par le produit. Recherchez cette inscription sur l’étiquette, avant d’acheter. En outre, si l’usage d’un oreiller devient nécessaire, adoptez-le dans une matière naturelle, qui laisse passer l’air, et limite ainsi la transpiration du bébé dans son sommeil. Mieux, un tissu hypoallergénique le protègera des risques d’allergie provoqués par les acariens.

Pour permettre à votre enfant de bénéficier des avantages de l’oreiller, vous devez avant tout veiller à ce que la sécurité de votre enfant soit bien respectée. Tout d’abord, pour la mise en place, il est toujours préférable de le mettre en dessous du drap sur lequel l’enfant se couche.

Le risque que la tête de ce dernier se retrouve sous l’oreiller sera ainsi éliminé, puisque le drap servira à caler l’oreiller solidement, celui-ci ne bougera donc pas même si vous avez un bébé turbulent. Si vous décidez par contre de ne pas le mettre sous le drap, vous devrez les fixer avec des alèses, pour l’empêcher de bouger avec les éventuels mouvements du petit dormeur.

Contrairement aux besoins d’un adulte, optez pour un modèle qui ne soit pas trop grand et trop rebondi : le bébé en souffrira plus qu’il n’éprouvera du confort. En effet, à ce stade de son développement, il a plus besoin d’un matelas qui lui assure un maintien parfait, que d’un confort excessif. Le matelas joue ce rôle, et une surélévation de la tête du petit d’un angle maximum de 15 degrés sera amplement suffisante, notamment en cas de rhume ou de régurgitation.

 

La manière de coucher le bébé

Avec ou sans oreiller, la façon dont vous posez le bébé nécessite également des précautions. L’objectif consiste toujours à éviter tous les dangers pouvant survenir durant le sommeil de l’enfant, notamment les apnées respiratoires, ou encore les postures incommodantes. Les positions sont nombreuses, notamment le coucher sur le ventre, la position dite PLS ou position latérale de sécurité, ou encore celle couchée sur le dos, entre autres.

 

 

En ce qui concerne les nourrissons et les bébés qui ne possèdent pas encore les capacités de se retourner tous seuls, le coucher sur le dos constitue la position recommandée de nos jours. Une campagne de sensibilisation relative à cette pratique a été effectuée dans la première moitié des années 90, pour lutter contre la mort subite des nourrissons. En effet, dans les années 70, l’usage incitait les parents à coucher les bébés sur le ventre, sous prétexte d’éviter à l’enfant d’inhaler et d’étouffer en cas de vomissement.

Or, l’incapacité des petits à changer de position, à leur âge, amenait souvent à des fins dramatiques. Pour sa part, la position latérale est surtout indiquée pour les petits qui souffrent de certaines pathologies, ainsi que pour ceux qui disposent déjà de tous leurs moyens pour changer de position au besoin.

Par ailleurs, les études ont démontré que dormir sur le dos influe de manière positive sur la santé du bébé. D’une part, cette position lui permet en effet de respirer de manière optimale, car son nez est totalement dégagé, donnant ainsi libre accès à l’air. Les cas de bronchiolite ou de rhinopharyngite se retrouvent ainsi limités et rapidement éliminés. D’autre part, cette position permet au bébé de mieux réguler sa température, surtout s’il est sujet à un accès de fièvre. Enfin, c’est la seule posture qui évite les risques d’asphyxie.

 

 

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