Jouets et danger : la relation

Dernière mise à jour: 13.12.19

 

Les jouets ne sont pas toujours bénéfiques pour un enfant surtout lorsqu’ils ne sont pas adaptés à son âge, ou quand les parents négligent la sécurité. Ils entrainent parfois des dangers impensables. Dans le top 5 des matériels pour enfants causant le plus de risques d’admission à l’hôpital, on retrouve le parc bébé (vérifiez ici la liste des meilleures offres), l’ours en peluche, la trottinette, le cheval à bascule et l’hoverboard. Dans cet article, nous listerons les menaces engendrées par ces équipements selon des études méticuleusement réalisées par les spécialistes.

 

Le parc pour bébé : utile ou non ?

Les avis des parents sur le parc pour bébé restent mitigés. Si les concepteurs et les adultes du côté « pour » se basent sur le principe de la sécurité, la partie adverse prône pour la limite du développement moteur et intellectuel du petit.

De ce fait, que faut-il alors penser de cet équipement ? Comme avantages, il a pour but de protéger le bambin pendant les périodes où il commence à se lever tout seul et à marcher. L’accessoire l’empêche de s’aventurer dans les coins dangereux comme les escaliers ou près de la cheminée. Ainsi, il préserve le tout-petit d’éventuelles chutes et des incidents, dans les mesures où les parents sont plongés dans leurs occupations.

D’un autre côté, le parc bébé réduit l’autonomie de l’enfant. En effet, lorsqu’on lui impose un espace limité, ses facultés intellectuelles comme ses aptitudes physiques mettent du temps à se développer. Un matériel mal choisi présente également des dangers relativement plus graves comme le fait d’être coincé entre les barreaux ou encore des structures inadaptées au bien-être du petit. Le parc bébé ne doit être qu’une étape ou une option dans l’évolution de l’enfant. La meilleure alternative serait de passer à la réorganisation de votre intérieur comme l’ajout d’un tapis de jeu. Cela éviterait que votre bout de chou soit cloîtré dans le parc à temps plein.

 

 

L’animal en peluche : un compagnon mortel

Si l’ours, le lapin ou tout autre bestiole en peluche se trouve être un cadeau incontournable à offrir aux nouveaux parents pour leur nourrisson, l’idée qu’il pourrait faire partie des principales causes de MSN (mort subite des nourrissons) ne quitte pourtant pas les esprits.

Selon les spécialistes et des études entreprises par les chercheurs, cet équipement qui est à la fois un accessoire de décoration et un matériel d’éveil pour le bébé figurerait parmi les objets les plus dangereux qui risqueraient d’envoyer ce dernier à l’hôpital. Primo, l’enfant pourrait inhaler les fibres qui constituent le jouet, risquant de provoquer un étouffement ou des troubles respiratoires.

Mettre une peluche dans le berceau devrait être banni. Pourquoi ? Tout simplement parce que lorsque le petit dort, il n’aura pas le réflexe de se retourner si jamais il se colle la tête contre celle-ci. Cela pourrait entraîner une suffocation involontaire, voire mortelle pour le bébé.

 

La trottinette : direction l’hôpital

Avant de vous décider à récompenser votre enfant ou lui offrir une trottinette pour son anniversaire ou pour les fêtes de fin d’année, veillez à bien penser aux dangers qu’elle pourrait représenter. Cet équipement qui a connu une notoriété remarquable au début du second millénaire revient en force, presque 20 ans plus tard, mais surtout avec une réputation entachée.

En effet, selon la revue Clinical Pediatrics aux États-Unis et d’autres recherches réalisées sur le continent européen, ce matériel se trouverait en première liste des accessoires qui envoient le plus les enfants à l’hôpital. D’après les chiffres, il en serait à 34.9 % pour les blessures et 42.5 % pour les admissions. L’US CPSC (Commission américaine sur la sécurité des produits de consommation) en rajoute avec ses statistiques comme quoi, ces jouets véhicules sont responsables d’environ 32 % des soins aux urgences et la trottinette représenterait 74 % de ce dernier pourcentage.

Pour leur défense, les concepteurs comme la Fédération des jouets (Toy Industry association) affirment que ces équipements ne reflètent aucun danger, mais que ces accidents surviennent fortuitement.

 

Le cheval à bascule : les chutes à éviter

Le cheval à bascule se retrouve dans la catégorie des grands classiques en ce qui concerne les jouets d’éveil. Aujourd’hui, il se décline en diverses sortes d’animaux, ce qui plait à certains parents et à bon nombre d’enfants. Son plus grand atout constitue l’apprentissage de l’équilibre et de la coordination des mouvements pour les tout-petits, mais c’est également un moyen de faire passer le temps.

Cependant, cet équipement n’a pas que des avantages. Un modèle mal conçu ou des dimensions inadaptées en fonction de la morphologie des bambins conduiraient à des conséquences désastreuses. Le principal danger du cheval à bascule reste la chute. De mauvaises manipulations, un manque d’inattention ou encore un surplus d’énergie engendrerait une dégringolade et souvent des fractures au niveau des poignets ou d’autres zones du corps vitales.

 

 

L’hoverboard : une planche de feu

Qui ne connait pas l’hoverboard ? Cette planche motorisée souvent perçue comme la révolution du skateboard a fait son apparition depuis maintenant quelques années. Toutefois, il est à noter qu’en juillet 2016, plus de 500 000 hoverboards ont été rappelés par le CPSC aux concepteurs pour vérification, face à plusieurs situations dans lesquelles ces matériels ont été sources d’explosions et d’incendies. Heureusement, on n’a pas recensé de morts pendant le bilan, mais seulement 3 cas de brûlures.

Cependant, les risques de blessures qu’encourent les utilisateurs, enfants et adultes, ne sont pas négligeables si l’on se base sur les statistiques des médecins dans la revue américaine Pediatrics. D’après les études, cet équipement serait la cause de plus de 26 000 cas d’urgence, dont 3 % ont dû subir une hospitalisation, et cela, rien qu’en deux ans de commercialisation. On pourrait également laisser croire que ces chiffres ne prend pas non plus compte des cas non répertoriés du fait que les parents n’ont probablement pas eu besoin d’emmener leurs petits à l’hôpital.

Les individus recensés présentent surtout des fractures à la tête, au poignet et aux avant-bras. Des hématomes, des foulures et des entorses se retrouvent aussi dans le lot.

 

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