Carnet de santé de l’enfant, les dernières mises à jour

Dernière mise à jour: 19.07.19

 

Depuis le 1er avril 2018, les nouveaux modèles de carnet de santé sont entrés en vigueur et s’appliquent à tous les parents concernés. Il s’agit d’une mise à jour de la version de 2006, avec l’apport de certaines modifications. Le ministère des Solidarités et de la Santé a mis en place ces documents dans le cadre de la promotion de la politique de la santé de l’enfant. Une actualisation que le ministère a jugé nécessaire afin d’instaurer une stratégie nationale à ce niveau. L’objectif étant de se rapprocher de tous les milieux de vie et toucher les individus de tout âge.

 

Le carnet de santé : c’est quoi ?

Il s’agit d’un petit livret qui a connu une généralisation officielle en 1945 sur le territoire français. Depuis, son contenu a subi d’importantes modifications et notamment en 1979, 1989, 1999, 2006, et enfin en 2018. Le 1er avril de cette dernière année, le Ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé la mise en vigueur du cahier et d’autres certificats de l’enfant avec des améliorations visant à optimiser la politique de la santé.

Le document est restitué aux parents lors de la déclaration de naissance de leur enfant. D’une manière générale, la maternité le remet directement afin d’avoir des renseignements sur les premiers jours des nourrissons. C’est un outil de suivi médical, du fait qu’il détient les données relatives à la santé de ceux-ci. Il contient les informations nécessaires et des fiches à remplir jusqu’à ce que le petit atteigne ses 16 ans.

Plusieurs arrêtés ministériels régissent la forme ainsi que le mode d’utilisation des carnets et notamment le code de la santé publique avec ses articles L. 2132-1 et L. 311-5. Le livret doit être présenté à chaque contrôle ou examen de santé, qu’il soit d’ordre curatif ou préventif. De cette manière, les professionnels de la santé pourront avoir les renseignements précis sur l’état de leur patient, en vue d’y mettre leurs constatations, leurs observations ainsi que leurs indications. Grosso modo, il s’agit d’une base de données médicale contenant des informations complètes sur le sujet en question.

 

 

Quels sont les éléments actualisés ?

Depuis la dernière modification en 2006, plusieurs modifications ont été entreprises sur l’ensemble des pages du carnet. On y retrouve notamment l’ajout de plusieurs volets afin de s’accorder au mieux avec les avancées technologiques du moment.

On y remarque une actualisation concrète des messages de prévention. De multiples recommandations y ont été ajoutées concernant la sensibilisation des parents face aux divers nouveaux risques sanitaires. Ils se rapportent généralement aux bons gestes à entreprendre pour bien s’occuper de son enfant. On peut prendre comme exemple, la vérification des matériels de puériculture et l’utilisation des équipements garantis et dépourvus de bisphénol A, qui est un élément nocif au bien-être du petit en question.

Laisser sa progéniture seule dans une pièce avec la télévision allumée est également à éviter. Il y est aussi recommandé de favoriser le co-dodo, c’est-à-dire, dormir avec bébé dans la même chambre pendant les 6 premiers mois tout en écartant l’usage d’accessoires qui pourraient lui être potentiellement dangereux comme les tours de lit et autres objets tranchants.

On y retrouve des conseils pour les parents sur comment affronter le syndrome du bébé secoué. Il existe en outre des indications sur les mesures que les adultes doivent prendre afin de diminuer les risques que représentent les produits chimiques et allergènes sur le bien-être du petit. Cela ne figurait pas dans la version de 2006. Ces informations se portent sur le fait d’aérer l’habitation au moins une dizaine de minutes par jour, d’utiliser les équipements et matériels de puériculture dotés d’une homologation CE ou NF. On y invite aussi à limiter l’usage des articles comme les parfums d’intérieur, les encens, et surtout l’application des soins cosmétiques sur la peau de bébé pendant ses premiers mois.

De nouvelles courbes de croissance ont également été ajoutées à l’intérieur du livret. Elles résultent d’une étude effectuée par l’INSERM (Unité 1153/CRESS) selon l’observation sur plus de 260 000 enfants. Des médecins généralistes comme des pédiatres ont pris part à cette œuvre en apportant leur aide sur les documents complémentaires.

Le calendrier vaccinal a aussi subi des modifications. À vrai dire, des mises à jour ont été réalisées afin de prévenir l’arrivée précoce de certaines maladies infantiles. Selon le ministère, les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018 devront effectuer ces vaccins obligatoires : l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, le pneumocoque, l’Haemophilus influenzae de type B, et le ROR (rougeole, oreillons, rubéoles). Les séances de contrôle chez les pédiatres sont également renforcées et devront être plus fréquentes. Les certificats de santé sont à remplir par les médecins ou autres spécialistes dans le domaine.

 

 

Qu’est-ce que le carnet de santé de l’enfant contient ?

Les informations présentes dans le carnet doivent être claires, car elles peuvent être vitales en cas d’urgence. Le livret regroupe donc les données concernant la surveillance médicale de l’enfant comme la croissance de sa taille et de son poids, les différents examens entrepris, les éventuelles hospitalisations, les éléments qui risquent de causer des allergies chez le patient, les diverses vaccinations déjà faites ou encore à réaliser.

Le cahier réunit aussi plusieurs conseils sur les mesures à prendre en cas de maladie du petit, mais également des paragraphes sur comment détecter les multiples troubles, sensoriels, du langage ou de la relation.

Il existe de nombreux messages visant à sensibiliser les adultes comme les adolescents sur les substances alcoolisées, tabac et autres drogues nuisibles à la santé. Le ministère n’a pas non plus laissé de côté les questions sur la sécurité routière.

Par ailleurs, la confidentialité du carnet est à souligner. D’après le ministère, le livret contenant les informations sur l’enfant ne peut être consulté que par les parents et les professionnels de santé qui feront régulièrement le contrôle et le suivi de son état. Les données portent un statut couvert par le secret médical et sont relativement confidentielles.

 

 

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